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Comment choisir des goodies réellement écoresponsables ?

Date de publication

Un goodie réellement écoresponsable est avant tout un objet utile, durable, fabriqué avec des matières dont l’origine est identifiable et distribué en quantité adaptée. Pour faire le bon choix, il faut examiner l’ensemble de son cycle de vie : matières premières, fabrication, transport, personnalisation, utilisation et fin de vie.

Une gourde réutilisable, un tote bag en coton recyclé ou un carnet certifié ne sont donc pas automatiquement écologiques. Leur impact dépend de leur composition, de leur lieu de fabrication, de leur qualité, de leur durée d’utilisation et des conditions dans lesquelles ils seront distribués.

Voici les principaux critères à vérifier avant de commander des goodies personnalisés pour votre entreprise.

Qu’est-ce qu’un goodie écoresponsable ?

Un goodie écoresponsable est un objet publicitaire conçu pour limiter ses impacts environnementaux et, lorsque cela est possible, sociaux, pendant les différentes étapes de son cycle de vie.

Il doit répondre à plusieurs critères :

  • être réellement utile à son destinataire ;
  • être suffisamment solide pour être utilisé longtemps ;
  • contenir des matières recyclées, renouvelables ou issues de filières contrôlées ;
  • être fabriqué dans des conditions identifiables ;
  • limiter les emballages superflus ;
  • être commandé en quantité cohérente avec les besoins ;
  • proposer une solution de réemploi, de recyclage ou de valorisation en fin de vie.

Il n’existe pas d’objet totalement neutre pour l’environnement. Toute production utilise des ressources, de l’énergie et génère des transports. L’objectif consiste donc à choisir une solution présentant des impacts réduits et adaptés à l’usage prévu.

1. Commencer par se demander si l’objet sera réellement utile

Le premier critère n’est pas la matière, mais l’utilité.

Un produit présenté comme écologique perd une grande partie de son intérêt s’il reste au fond d’un tiroir ou s’il est jeté après un événement. À l’inverse, un objet utilisé régulièrement pendant plusieurs années peut offrir une visibilité durable à l’entreprise tout en évitant la multiplication des produits à usage unique.

Avant de sélectionner un goodie, posez-vous les questions suivantes :

  • À qui cet objet est-il destiné ?
  • Dans quel contexte sera-t-il distribué ?
  • Répond-il à un besoin concret ?
  • Le destinataire possède-t-il probablement déjà un objet similaire ?
  • Pourra-t-il l’utiliser régulièrement ?
  • Sa qualité lui permettra-t-elle de durer ?

Une gourde peut, par exemple, être pertinente pour des collaborateurs disposant de fontaines à eau. Un carnet peut convenir à un séminaire pendant lequel les participants doivent prendre des notes. Un sac réutilisable peut être utile lors d’un salon pour transporter de la documentation.

La bonne démarche consiste à partir du besoin, puis à choisir le produit. Il ne faut pas sélectionner un objet uniquement parce qu’il est à la mode ou qu’il porte une couleur verte.

2. Privilégier la qualité et la durée de vie

Un prix très faible peut cacher un produit fragile qui devra rapidement être remplacé. La résistance, la réparabilité et la durée d’utilisation doivent donc faire partie des critères de sélection.

Plusieurs éléments peuvent être vérifiés :

  • la solidité des coutures pour un textile ou un sac ;
  • la résistance du système d’ouverture d’une gourde ;
  • la disponibilité de pièces détachées, comme un bouchon ;
  • la qualité du marquage ;
  • les consignes d’entretien ;
  • les garanties proposées par le fabricant ;
  • les tests de conformité applicables au produit.

Un objet durable doit également conserver son utilité après l’événement ou la campagne pour laquelle il a été créé. Il est donc préférable d’éviter les dates, messages ou visuels trop éphémères lorsque ceux-ci risquent de rendre le produit obsolète.

L’ADEME recommande plus largement d’allonger la durée de vie des objets et de favoriser leur réemploi afin de limiter la consommation de ressources et la production de déchets.

3. Examiner précisément la composition du produit

Les expressions « matière naturelle », « matière responsable » ou « matériau écologique » sont trop générales pour évaluer un produit. Il faut demander sa composition exacte ainsi que le pourcentage de matières recyclées ou certifiées qu’il contient.

Voici quelques exemples de matières pouvant être envisagées :

Type de produitMatières à rechercherPoints à vérifier
TextileCoton biologique, coton recyclé, polyester recycléPourcentage exact, certification, qualité et conditions de fabrication
SacCoton recyclé, rPET, chanvre ou matières réemployéesRésistance, grammage, composition des anses et durée de vie
GourdeAcier inoxydable, verre ou plastique recyclé selon l’usageSolidité, étanchéité, pièces remplaçables et conditions d’utilisation
CarnetPapier recyclé ou certifié FSC/PEFCOrigine des fibres, couverture, colle et possibilités de recyclage
Objet en boisBois certifié FSC ou PEFCTraçabilité, origine et traitements appliqués
Accessoire technologiqueMatières recyclées et conception durableDurée de vie, batterie, réparabilité et conformité électrique

Une matière recyclée constitue un critère intéressant, mais elle ne suffit pas à elle seule. Un produit peut contenir une faible quantité de matière recyclée tout en étant présenté de manière très avantageuse. Le pourcentage doit donc être clairement indiqué.

Il faut également examiner les autres composants. Un carnet en papier recyclé peut comporter une couverture plastifiée difficile à séparer. Un tote bag en coton biologique peut être fragile ou parcourir une très longue distance avant sa livraison. L’analyse doit toujours porter sur le produit complet.

4. Vérifier les certifications et les labels

Les certifications permettent de disposer d’informations plus solides que de simples déclarations commerciales. Elles doivent toutefois être vérifiées et correspondre au produit concerné.

Parmi les repères fréquemment rencontrés :

  • GOTS concerne les textiles fabriqués à partir de fibres biologiques. Le référentiel comprend également des exigences environnementales et sociales applicables à la transformation textile. Selon GOTS, un produit portant la certification contient au minimum 70 % de fibres biologiques certifiées.
  • FSC concerne les produits issus de ressources forestières. Sa certification de chaîne de contrôle permet de suivre les matières certifiées tout au long de leur transformation et de leur distribution.
  • PEFC concerne également les produits en bois ou à base de bois issus de forêts gérées durablement et de sources contrôlées. Le pourcentage et la nature des matières peuvent varier selon le label PEFC affiché.
  • L’Écolabel européen repose sur des critères définis par catégorie de produits et prend en considération plusieurs impacts au cours du cycle de vie.

La présence d’un logo sur une fiche commerciale ne suffit pas toujours. Il est recommandé de demander :

  • le nom exact de la certification ;
  • le numéro du certificat ou de la licence ;
  • sa période de validité ;
  • le produit ou le site de fabrication couvert ;
  • le pourcentage de matière certifiée ;
  • la possibilité de vérifier le certificat dans une base officielle.

Toutes les certifications ne s’appliquent pas à toutes les catégories de goodies. L’absence d’un label précis ne signifie donc pas automatiquement qu’un produit est mauvais. Elle implique simplement de demander davantage de preuves sur sa composition, sa provenance et sa fabrication.

5. Prendre en compte le lieu et les conditions de fabrication

Un produit fabriqué en France ou en Europe peut permettre de raccourcir certaines chaînes logistiques, de faciliter la traçabilité et de soutenir des savoir-faire régionaux. Toutefois, l’origine géographique ne suffit pas, à elle seule, à déterminer l’impact environnemental total d’un objet.

Un produit peut être assemblé en France à partir de composants provenant de plusieurs pays. Inversement, un objet importé peut être fabriqué dans une usine certifiée et posséder une longue durée de vie.

Il faut donc distinguer :

  • l’origine des matières premières ;
  • le lieu de transformation ;
  • le lieu d’assemblage ;
  • le lieu de personnalisation ;
  • le mode de transport utilisé ;
  • les conditions sociales de fabrication.

Pour approfondir cette question, consultez notre article : Qu’est-ce qu’un goodie made in Europe ou made in France ?

6. Choisir une personnalisation adaptée

Le marquage fait partie intégrante du produit. Sa qualité influence la durée pendant laquelle l’objet pourra représenter votre entreprise.

Une personnalisation qui s’efface rapidement réduit l’intérêt du goodie. À l’inverse, un marquage résistant permet de prolonger son utilisation.

Le choix de la technique dépend notamment :

  • de la matière du produit ;
  • de la surface disponible ;
  • du nombre de couleurs ;
  • de la quantité commandée ;
  • de la résistance attendue ;
  • des encres et consommables utilisés ;
  • du rendu souhaité.

Il est également préférable d’éviter une personnalisation trop imposante. Un design sobre, élégant et durable augmente les chances que le produit soit réellement utilisé. Le logo peut être accompagné d’un message utile, mais il ne doit pas transformer l’objet en support publicitaire difficile à réemployer.

CECORESPONSABLE dispose d’un atelier de marquage permettant d’orienter chaque projet vers une technique adaptée au support et à l’utilisation prévue.

7. Commander la bonne quantité

La surproduction est l’une des principales erreurs à éviter lors d’une campagne de communication par l’objet.

Commander une quantité très élevée uniquement pour diminuer le prix unitaire peut entraîner :

  • des stocks inutilisés ;
  • des frais de stockage ;
  • l’obsolescence du message ;
  • la dégradation de certains produits ;
  • la destruction ou le gaspillage des invendus.

Avant de passer commande, il est conseillé d’identifier précisément :

  • le nombre de destinataires ;
  • le taux de participation attendu à l’événement ;
  • les éventuels besoins futurs ;
  • la durée de validité du message imprimé ;
  • la quantité raisonnable de produits de remplacement.

Un nombre limité de goodies bien choisis et remis à un public ciblé est généralement plus cohérent qu’une distribution massive sans prise en compte de l’utilité réelle.

8. Limiter l’emballage et optimiser la livraison

L’emballage doit protéger le produit sans ajouter de matières inutiles. Lorsque cela est possible, privilégiez :

  • un conditionnement collectif ;
  • un emballage réduit ;
  • des matières recyclées ou facilement recyclables ;
  • l’absence de suremballage individuel ;
  • une livraison regroupée ;
  • une planification suffisamment anticipée pour éviter les transports urgents.

Il est important de regarder l’ensemble de la commande. Choisir un produit responsable puis demander plusieurs livraisons express séparées peut diminuer la cohérence environnementale du projet.

Anticiper sa commande permet généralement de disposer de davantage de choix concernant les produits, les lieux de fabrication, les techniques de marquage et les modes de livraison.

9. Prévoir la fin de vie du goodie

Avant de commander un produit, il faut aussi se demander ce qu’il deviendra lorsqu’il ne pourra plus être utilisé.

Un objet composé d’une seule matière est souvent plus simple à trier qu’un assemblage difficilement démontable. Pour les produits composés de plusieurs éléments, il est utile de vérifier si ceux-ci peuvent être séparés.

Les informations suivantes doivent être recherchées :

  • le produit peut-il être réparé ?
  • certaines pièces peuvent-elles être remplacées ?
  • peut-il être réemployé ou donné ?
  • ses composants peuvent-ils être séparés ?
  • existe-t-il une filière de collecte adaptée ?
  • les consignes de tri sont-elles clairement disponibles ?

L’expression « recyclable » doit rester précise : elle ne signifie pas nécessairement que le produit sera effectivement recyclé dans toutes les communes ou dans toutes les conditions. La filière réellement disponible doit être prise en compte.

10. Demander des preuves plutôt que se fier aux arguments marketing

Des feuilles vertes, une couleur naturelle ou la présence du mot « éco » ne constituent pas des preuves.

Pour éviter le greenwashing, privilégiez les informations précises et vérifiables :

  • « contient 80 % de plastique recyclé » plutôt que « fabriqué dans une matière écologique » ;
  • « papier certifié FSC » plutôt que « respectueux des forêts » ;
  • « assemblé en France » plutôt que « produit français » lorsque seule cette étape est réalisée en France ;
  • une origine détaillée plutôt qu’une mention générale ;
  • une certification vérifiable plutôt qu’un logo sans numéro.

La DGCCRF rappelle que les allégations environnementales doivent être fiables, compréhensibles et justifiées. Une affirmation trop générale peut induire le consommateur en erreur si elle n’est pas accompagnée d’éléments précis.

La checklist pour choisir un goodie écoresponsable

Avant de valider votre commande, vérifiez les points suivants :

  • L’objet répond-il à un besoin réel ?
  • Sera-t-il utilisé régulièrement ?
  • Est-il solide et conçu pour durer ?
  • Sa composition exacte est-elle indiquée ?
  • Le pourcentage de matière recyclée ou certifiée est-il précisé ?
  • Les labels peuvent-ils être vérifiés ?
  • L’origine des matières et les lieux de fabrication sont-ils connus ?
  • La technique de marquage est-elle adaptée ?
  • La quantité correspond-elle au besoin réel ?
  • L’emballage est-il limité ?
  • La livraison peut-elle être regroupée ?
  • Une solution de réemploi, de réparation ou de recyclage est-elle prévue ?

Plus les réponses sont précises, plus il devient facile de comparer les produits et de sélectionner une solution cohérente avec votre démarche RSE.

En conclusion : le meilleur goodie est celui qui sera longtemps utilisé

Choisir des goodies réellement écoresponsables ne consiste pas simplement à remplacer une matière conventionnelle par une matière recyclée. Il faut prendre en compte l’utilité, la qualité, la composition, la fabrication, la personnalisation, le transport et la fin de vie du produit.

Le meilleur choix est un objet adapté à son destinataire, commandé dans une quantité raisonnable, accompagné d’informations vérifiables et conçu pour être conservé le plus longtemps possible.

Vous préparez un salon, un séminaire, un cadeau destiné à vos collaborateurs ou une campagne de communication ? CECORESPONSABLE vous accompagne dans la sélection et la personnalisation de goodies adaptés à vos besoins, à votre budget et à vos engagements.

Découvrez notre sélection d’objets publicitaires écoresponsables ou contactez-nous pour obtenir un devis personnalisé.

Questions fréquentes

Quel est le goodie le plus écologique ?

Il n’existe pas un goodie universellement plus écologique que tous les autres. Le meilleur choix dépend de son utilité, de sa composition, de sa durée de vie, de son lieu de fabrication, de son transport et de sa fin de vie.

Un produit recyclé est-il forcément écoresponsable ?

Non. La matière recyclée constitue un critère intéressant, mais il faut également vérifier son pourcentage, la qualité du produit, son utilité, sa fabrication et les autres matériaux qui le composent.

Un goodie fabriqué en France est-il toujours plus écologique ?

Non. Une fabrication française peut raccourcir certaines étapes logistiques et améliorer la traçabilité, mais elle ne suffit pas à déterminer l’impact total. L’origine des matières, le mode de fabrication et la durée de vie doivent également être examinés.

Quels labels vérifier pour des goodies responsables ?

Les labels pertinents dépendent de la catégorie de produit. GOTS peut notamment concerner les textiles biologiques, tandis que FSC et PEFC concernent les produits issus de ressources forestières. L’Écolabel européen s’applique uniquement aux catégories pour lesquelles des critères ont été établis.

Faut-il toujours choisir un goodie réutilisable ?

Un objet réutilisable est intéressant uniquement s’il répond à un besoin et s’il est utilisé suffisamment longtemps. Distribuer un nouvel objet réutilisable à une personne qui en possède déjà plusieurs peut s’avérer peu pertinent.

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